Le cpie était dans l’Echo de la presqu’ile le 13 février 2026, pour évoquer le chantier participatif de Villejames. Voici quelques extraits de l’article:
« Villejames n’est pas l’endroit auquel on pense spontanément pour les espaces naturels, mais, dans la partie artisanale, il reste des zones naturelles spécifiques et un corridor écologique qui permet aux petits animaux, par exemple les tritons crêtés ou marbrés de se déplacer vers Kergaigne »
explique Aurélie Chanu, chargée de mission environnement au CPIE Loire Océane.
« La zone de Villejames à Guérande abrite un patrimoine naturel remarquable et méconnu ». Sur ses affleurements rocheux, avec très peu de sol, se développe une végétation rase, une flore locale spécifique et fragile, aujourd’hui menacée par la repousse des ajoncs, genets, saules ou ronces.
Il faut la préserver et cette mobilisation collective est essentielle pour cette raison, pour garder le milieu ouvert, sur un sol pauvre.
Le terrain accueille des lézards des murailles, des lézards verts, des vipères péliades mais surtout des plantes protégées. « On trouve des ornithopes pennés, ornithopus pinnatus, et des orchidées serapias, ainsi que dans le bas du terrain, une zone plus humide, des cicendies naines, exaculum pusillum ».
Les entreprises invitées à se manifester
Une douzaine de volontaires sont à l’œuvre, avec des coupe-branches, « mais aussi des fauchons, une petite faux, vangues, très adapté aux ronces, serpes et machettes, des outils simples qui ont fait leurs preuves pendant des siècles » précise Jérémy, permaculteur d’Écoasis, pour couper la végétation qui étouffe la flore et redonner toute sa richesse à ce site naturel.
Ce même type de chantier est aussi mené par CPIE Loire–Océane auprès d’entreprises et de collectivités qui ont un terrain, qui peut être environnementalement plus riche qu’une simple pelouse, par la plantation d’espèces locales, l’implantation de nichoirs, la création de mares, de haies, pour préserver la biodiversité, comme l’ont déjà mis en place 7 entreprises de
Villejames.
Photo et article: ©Jean-Pierre Riou

